* SYMBOLIQUE DU CORPS *

Les répétions de schémas

Pourquoi répétons-nous des schémas ?

 imagescaiyqdqp.jpgOn parle aussi parfois de schèmes.Tout d’abord,  nous savons qu’un schéma est une image comprenant les différents éléments d’un ensemble complexe, d’un phénomène ou d’un processus, destinée à faire comprendre son fonctionnement. Un schème est une structure  d’ensemble d’un processus. Un ensemble d’images et de sensations.

Nous répétons des schémas ou des schèmes parce que dans notre enfance, nous avons été témoins ou victimes de scènes traumatisantes. Des scènes assez fortes pour impressionner le jeune enfant que nous étions. Ces scènes se passaient entre parents, entre d’autres personnes adultes, entre un parent ou un adulte et nous.

Ces schèmes ou schémas, ont donné naissance, chez nous, à des attitudes ou des comportements que nous utilisons, encore aujourd’hui, de façon automatique. Que nous appelons aussi mécanisme de survie. Parce que l’enfant, que nous étions a cru se protéger en les utilisant. Ils ont sûrement été efficaces à cette époque, mais ils sont souvent devenus néfastes pour l’adulte que nous sommes devenus. Ce sont souvent ces comportements que nous répétons, quand nous nous trouvons confrontés à une situation qui, un tant soit peu, nous rappelle l'attitude d'une personne de notre passé. Celle-ci est restée imprimée dans notre mémoire.

Comment cela se passe-t-il ?

Nous possédons divers systèmes dans notre cerveau. Il y en trois principaux qui nous intéresse dans ce cas là : Le plus ancien, le plus archaïque, c’est le système neuro-végétatif (ou reptilien). Puis vient celui que nous partageons avec les mammifères, le système limbique. Et pour finir par le plus récent, le néocortex.

160-f-30798135-07zwksl1ihflemyobcnjt7k3wi9zkbib-1-1.jpgLe système neuro-végétatif  comprend le système nerveux, périphérique et central et le système endocrinien. Ils ont ainsi sous leur commandement tous les organes. De cette façon ceux-ci fonctionnent de façon automatique. Cet ensemble est relié à une glande, l’hypothalamus. Leur but est de nous maintenir en bonne santé.

Le système Limbique contient notre mémoire, nos émotions, nos sensations et les conclusions que nous avons pu tirer d’évènements, qui ont pu impressionner le jeune enfant que nous avons été. Il est lui aussi relié à l’hypothalamus. On comprend ainsi que nos émotions puissent, à la longue, perturber, par le biais de cette glande, le système neuro-végétatif, donc un organe.

Le néocortex comprend, entre autre, les deux hémisphères, droit et gauche reliés entre eux par ce qu’on appelle le corps calleux. Ces deux hémisphères ont en charges les deux côtés opposés de notre corps. C’est à dire : l’hémisphère droit s’occupe du côté gauche de notre corps, tandis que l’hémisphère gauche s’occupe du côté droit de notre corps. Et toutes les autres zones du cerveau. 

Comme l’hémisphère droit représente notre faculté émotionnelle, sentimentale, artistique, intuitive,  nous disons qu’il s’agit de notre côté féminin. Alors que le gauche représente notre faculté liée aux mathématiques, à l’analyse, à l’intellect, à la logique, aux prises de décision, à l’action, nous disons qu’il est masculin.

Le jeune enfant, entre zéro et sept ans, n’a pas encore la faculté de raisonner. Il est dans l’émotionnel et le ressenti. Son rationnel va commencer à se mettre en place vers sept ans, pour se terminer vers quinze ans. Donc, dans cet état de conscience, pour lui tout est vrai, il ne peut pas encore comprendre ce qui est abstrait. Et cela ne veut pas dire qu’il n’est pas intelligent.

Donc, selon le milieu dans lequel il vit, il va très tôt interpréter des situations, surtout si elles sont violentes. Que les parents le veuillent ou non, c’est ainsi que cela se passe. Il va devoir mettre en place un mode de comportement, qu’il va ensuite répéter chaque fois qu’un événement similaire aura lieu. Et ce comportement va s’imprimer dans son système limbique, donc dans sa mémoire.

Ce qui veut dire, que même lorsqu’il sera devenu adulte, il se comportera devant une situation, un tant soit peu similaire, de façon automatique comme la première fois. Ainsi, nous répétons un schéma ou un schème, tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas été, dans notre mémoire émotionnelle transformer la conclusion que l’enfant que nous étions avait trouvé à l’époque. De cette façon nous pouvons  adapter notre nouvelle compréhension plus adulte de la situation en question. Ce qui nous amènera à mettre en place un comportement plus en accord avec l’adulte que nous sommes devenus.

Ce procédé peut se faire en conscience et avec l’aide d’une personne formée à cette approche de libération de la mémoire émotionnelle. Parce que nous ne pouvons pas changer ce qui s’est imprimé dans notre système limbique avec notre seule volonté. Nous devons retrouver les émotions que l’enfant que nous étions avait ressenties et qui avaient provoquées son mécanisme.

aqui5-1-1.jpgPourtant certaines personnes, comme les publicitaires utilisent des moyens modernes pour influencer directement notre système limbique. Pour ce faire, ils utilisent de belles images accompagnées d’une musique qui suscitent une émotion positive. C'est une méthode très efficace, et pour cela ils dépensent des millions afin d'attirer notre attntion et d'atteindre notre cerveau Limbique. Cependant, il faut savoir que cette publicité ne peut atteindre son but que si nous laissons faire, si nous sommes passifs devant ces images. Et malheureusement c’est souvent le cas. Surtout les enfants y sont très sensibles puisqu'ils n'ont pas le recul nécessaire pour désamorcer ces messages. Les parents devraient être vigilents avec les images publicitaires, ou autres diffusées par la télé, car elles s'impriment directement dans la mémoire de leurs enfants.

A partir du moment où, l'adulte que nous sommes réagis, à ces images, en nous demandant ce qu’on veut nous vendre ? Si nous estimons que nous n’en avons pas besoin, alors l’effet escompté par les publicitaires est nul. C’est une  technique similaire que nous utilisons pour transformer un mécanisme de survie que nous avons jugé comme ne nous étant plus bénéfique. Mais en toute conscience et avec un but précis.

Cependant, la première condition, pour qu’elle le soit, c’est d’accepter de nous remettre en question.  Dans ce procédé, c’est nous que nous changeons, pas ceux qui nous ont fait du tort. Nous sommes suffisamment  motivés pour faire cette transformation, quand nous arrivons à notre limite du supportable, quand nous en avons assez de nous comporter de la sorte.

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La symbolique du corps humain

   

Chaque partie du corps humain a un caractère de symbole et donc représente un aspect de notre Être. Avoir accès à cette symbolique c’est avoir accès à notre inconscient, en particulier en retrouvant les causes qui génèrent les malaises, les maladies, les blessures… car notre corps nous parle de nous. Les symptômes qui se déclarent dans une partie de notre corps nous alertent quand quelque chose, dont nous ne sommes pas conscient, ne va pas, quelque chose que nous avons ressenti mais que, pour diverses raisons, nous n'avons pas pu exprimer. Notre corps se charge de ce que nous n'avons pas exprimé.

Françoise Dolto expliquait dans son livre "Tout est langage" que la parole et les mots sont ce qui nous rend humain, sont l'expression de notre humanité. Quelque chose qui n'est pas dit, pas exprimé, se cristallise dans le non manifesté, selon ses mots, mais tôt ou tard cela doit se manifester d'une façon ou d'une autre.

En d’autres termes, les émotions sont de l’énergie en mouvement (e-mouvoir). Aussi, lorsque nos émotions, nos ressentis, ne sont pas exprimées, ils se cristallisent là où ils ont pris naissance, c’est-à-dire dans notre corps.

La zone de notre corps qui est atteinte est une piste essentielle à considérer pour retrouver l’origine d’un malaise, d’une maladie ou d’une blessure. Mais la première chose à faire est de retrouver ce qui a pu déclencher un symptôme et pour cela, nous allons nous poser la question : Quelle situation ai-je vécu, qu’est-ce qui m’a dérangé ou posé un problème avant l’apparition des symptômes ? Par exemple, la veille, en sortant du restaurant, j'ai eu envie de vomir, alors que mes amis n'ont eu aucun malaise, puis cela est passé. La question que je vais me poser alors est : De quoi avons-nous parlé à la fin du repas? Ou bien : Est-ce que ce restaurant, ou quelqu'un par un mot ou une attitude, aurait ravivé un mauvais souvenir ?

Dans un deuxième temps, nous allons voir si nous pouvons faire un lien entre notre vécu proche et une situation plus ancienne. En retrouvant une situation ancienne ravivée par la situation présente, nous allons découvrir ce qui nous a fait mal. Nous allons retrouver ce que nous avons ressenti et l'interprétation que nous en avons faite. Avec le recul, et notre conscience actuelle, nous allons pouvoir opérer une transformation sur notre interprétation. Dans mon exemple, le malaise m'a permis de retrouver un souvenir de mon adolescence : un camarade de l'époque avait l'habitude de se comporter avec arrogance et l'air de tout savoir. Il me dérangeait beaucoup, je me sentais toute petite et très nulle en sa compagnie. Et maintenant chaque fois que je suis avec des amis, s’il se trouve une personne qui se comporte un peu de la même façon je me sens mal, je ne « digère pas » la situation. Au final, c'est ma façon de me comparer et de me juger qui me pose problème.

Autrement dit, il s'agit de faire preuve de bon sens, en se posant quelques questions : A quoi me sert ce malaise, cette maladie ? Quels sont les symptômes ? Que veulent-ils me dire ?

Un autre exemple, la grippe. Commençons par regarder ce que cette maladie occasionne. Quand nous avons la grippe, nous sommes obligés de nous coucher : donc notre corps nous dit que nous sommes fatigués, ce que, pour diverses raisons, nous n’avons pas voulu entendre, nous croyons devoir tenir coûte que coûte et nous n'écoutons pas notre besoin de repos. Ce sont ces diverses raisons que nous allons analyser. Sinon, l'inconscient trouvera comme solution une autre maladie. Autrement dit, si nous ne comprenons pas le message, la maladie devient de plus en plus grave, et on entre dans un engrenage qui peut devenir dangereusement mortel.Mais décider d'une action nous permettant de combler notre vrai besoin va apporter une transformation.

Nos problèmes viennent souvent du fait que nous n'écoutons pas nos vrais besoins, ce qui est vital : manger, dormir et d'autres encore. Or, souvent, nous croyons devoir répondre aux besoins de quelqu'un d'autre avant de combler les nôtres. Par exemple, exercer un métier que l'on n'aime pas et croire qu'on y est obligé. Une solution que l'inconscient peut mettre en œuvre est bien souvent une maladie qui nous oblige à rester à la maison et peut-être même à devoir rester alité pour ne pas avoir à culpabiliser du fait qu’on reste à la maison.

Quand on accepte de prendre la décision de changer, cette attitude activiste, comme dans mon exemple, et de nous aménager une période de repos, de détente ou de relaxation, la maladie perd sa raison d'être. Dans le même temps, nous nous réconcilions avec notre corps, et protégeons notre santé qui est notre plus grand bien car sans elle nous ne pouvons rien faire.

Cette approche nous amène à changer notre vision de la vie et de ce qui nous arrive. Nous ne voyons plus la maladie comme quelque chose qui nous tombe dessus, mais comme quelque chose qui nous dit qu'un déséquilibre s'est produit en nous.

Nous pouvons avoir besoin d'une aide extérieure pour comprendre ce que dit notre corps, pour décrypter ses messages, du moins dans un premier temps, le temps de démailler les plus gros noeuds de notre pelote et d'apprendre à se servir de la symbolique du corps. Car cette approche doit nous permettre de devenir de plus en plus autonome. En effet, chacun d'entre nous possède le potentiel pour trouver sa solution et guérir.

Cette approche ne se substitue pas aux traitements médicaux. Elle nous aide à prévenir la maladie, en gardant  un équilibre dans sa vie physique et psychologique.  Et, si la maladie est là, elle participe au processus de guérison.

 

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